Origine du Carnaval

Origines

Le carnaval dunkerquois trouve ses racines dans la pêche d’Islande, les marins-pécheurs qui allaient partir se voyaient offrir un repas par leur armateur, cette tradition a ensuite évolué. Les marins-pêcheurs, avant de partir à la pêche à la morue en Islande faisaient la fête la veille par peur de ne pas revenir, car beaucoup trouvaient la mort en mer. 

Les Bandes

Une "bande" est un rassemblement de personnes, déguisées, défilant dans les rues d'une ville ou d'un quartier. Elle est composée du Tambour Major, de la clique (la musique), et des carnavaleux. Le Tambour Major dirige la musique, et choisit le parcours. Lorsque les fifres jouent, les carnavaleux avancent en marchant doucement. Lorsque les trompettes jouent, alors a lieu un chahut. La première ligne a pour but de retenir la horde de carnavaleux poussant comme des acharnés.

Les Bals 

Ils se déroulent la plupart du temps au Kursaal, sur la digue de Malo-les-Bains, à l'avant bal, on se fait un petit tour de digue, et on boit une pinte (une bière) ou deux dans un café. Le bal est une sorte de grande fête où tous les carnavaleux se réunissent pour s'amuser et rencontrer des gens, sur des musiques du carnaval et de la variété. Chaque bal est organisé par une association ayant un but, aider les handicapés… Il y a beaucoup d'associations carnavalesques, exemple, LES ACHARNES, LES BRINGUENAERES, LES CORSAIRES DUNKERQUOIS, LES CREUT'CHES, LES KAKERNESCHES, LES QUAT'Z'ARTS… Les masques peuvent donc faire la fête tout en aidant des gens dans le besoin, c'est l'esprit carnaval.  

Le tambour-major

Le tambour-major conduit la musique, il décide de l’endroit des chahuts et autres « tien bon d’ssus » ainsi que des arrêts de la bande. On ne connaît pas précisément son origine, toujours est-il que le premier tambour-major reconnu comme tel serait « Pintje Bier » vers 1850. On connaît mieux les tambours-majors après la guerre de 1870, successivement Co-Genièvre, Co-Gnac, Co-Pinard, Co-Schnick, Co-Trois-Six, Co-Schlok, le célèbre Co-Pinard II et l'actuel Co-Schlock II. -

Le déguisement (besteclet’che)

Le carnaval est l’occasion de se défouler et de laisser libre cours à son imagination. C’est pourquoi les carnavaleux rivalisent d’ingéniosité pour la confection de leur clet’che, autrement dit de leur déguisement. Beaucoup d’hommes se déguisent en femmes et pour cela adoptent perruques, jupes bas-résilles, bijoux, faux-cils, maquillage, chapeaux à fleurs. Certains enfilent même des sous-vêtements féminins au dessus de leur robe. D’autres choisissent le pagne de paille, le sous-pull noir, se noircissent le visage afin de ressembler aux « zoulous » sans idée raciste, le carnaval reste une fête.. Le figueman est très répandu dans la bande. Il la devance souvent, armé de son bâton au bout duquel pend une chaussette malodorante, une araignée ou un poisson, accrochés par une ficelle, la figue fut remplacé. À l’heure actuelle, le figueman surprend les spectateurs avec son araignée. Les déguisements s’assemblent souvent à l’aide de vieux vêtements retrouvés dans le grenier ou offerts par une tante ou une grand-mère. Les carnavaleux sont les rois de la récupération.

 

Jet de harengs

À la bande de Dunkerque, les carnavaleux s’arrêtent toujours devant l’hôtel de ville où le maire et son conseil municipal lancent des harengs fumés, enveloppés dans un film protecteur,  ce qui ne manque pas de déclencher une énorme bousculade. Au sommet du jet de harengs, le maire lance un homard en plastique. Le lancer du homard est un clin d'œil à l'actuel maire de Dunkerque: Michel Delebarre. En effet, son prédécesseur s'appelait Prouvoyeur, et les carnavaleux, au moment du jet de harengs, chantaient en chœur "Prouvoyeur, des klippers (harengs fumés en dunkerquois)!". Une fois M. Delebarre élu au poste de maire, les carnavaleux, souhaitant conserver une rime traditionnelle, se sont mis à chanter "Delebarre, des homards!".; le carnavaleux chanceux qui l’attrape peut ensuite l’échanger contre un vrai. Cependant la plupart des carnavaleux garde le trophée pour orner leur parapluie. Chaque bande a son jet de harengs, cependant celui de la bande de Bergues est différent puisque les harengs sont remplacés par du fromage de Bergues. Cette étape est riche en émotion pour les carnavaleux, ainsi que pour les spectateurs, cette marée humaine pleine de couleurs, les cris de joie des chanceux... Après le jet de harengs, en plus de la sueur et de la bière, une odeur de poisson accompagne également la bande, mais tout bon carnavaleux n'attend qu'une chose tout au long de l'année, ressentir ces sensations chères à son cœur.

L'intrigue

Les carnavaleux partis en Intrigue se déguisent, se « griment », pour ne pas être reconnus. Ils abordent les passants, spectateurs ou carnavaleux, masquant le plus possible leur identité, mais tâchant de montrer qu’ils connaissent bien leur interlocuteur. Le jeu est alors de reconnaître l’intriguant, pour le spectateur, et de rester anonyme le plus longtemps possible, pour l’intriguant. On les appelle aussi les Figueman.

Les chapelles

Pendant les bandes, les habitants des quartiers ouvrent leurs portes aux carnavaleux qu’ils connaissent, qui trouvent ici de la bière, de la soupe à l'oignon, des harengs, du poddingue, du potschevleeshe, de la musique, pour une ambiance très conviviale. Il faut souvent un mot de passe pour pouvoir rentrer dans une chapelle, les invitations se font selon la réputation du carnavaleux, si il est respectueux, fêtard et toujours prêt à chanter !

Rigodon final

À la fin de la bande, la musique se place sur un podium autour duquel les carnavaleux entament le rigodon final pendant une heure sur tous les airs de Carnaval. Les carnavaleux sont écrasés les uns contre les autres pendant tout le rigodon, même pendant les chansons ne provoquant pas habituellement de chahut et autre « tien bon d'ssus ». Par temps froid, il n'est pas rare de voir s’élever au-dessus des carnavaleux comprimés, un nuage de vapeur, qui donne à l’évènement un aspect irréel. À la fin du rigodon les carnavaleux entament l’hymne à Co-Pinard, en souvenir du regretté Tambour-major, et la Cantate à Jean Bart, en hommage au corsaire dunkerquois. À la bande de Dunkerque, le rigodon final a lieu place Jean Bart et à Malo à la place Turenne autour du kiosque, et sur toutes les places principales des villes et villages lors de bandes.

 

 

Date de dernière mise à jour : 26/11/2011

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